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The Clash - Stay Free (Live)
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"So you rock around and think that...."

 

D'expérience en expérience, le Clash se bonifie et améliore son jeu de scène même Paul y chante et Joe y  joue de la basse... Ils ajoutent de nouvelles chansons et  reprises à leur répertoire "Wrong'em boyo", "Brand New Cadillac" et autre "Armagideon time". Quand ils rentrent au pays, ils participent à un bénéfit (concert ou disque de solidarité)  "Rock against Racism" (Ah, ça calme après les crachats sur "White riot", bande de nasons). L'inspiration est au max, alors Strummer et Jones confient leurs nouvelles compos à un vieux pote qui n'est autre que Guy Stevens (Ex producteur du Mott the Hopple de Ian Hunter) et c'est reparti pour une tournée U.S fin 1979. Pour ce tour, ils piquent l'organiste des Blockheads de l'aut'boiteux de Ian Dury (Hit me with your rythmstick, Ian, Hit me) : Micky Gallagher.

Et ce qui devait arriver, arriva : le top, le summum, l'élite, la référence, le nirvana, le meilleur, the best, der beste, le zénith, le sommet, bref l'apogée du Rock'n'Roll (j'exagère, à peine), le troisième album du Clash : "LONDON CALLING". Cet album s'avère être double mais il sera vendu au prix d'un simple. Les critiques sont dithyrambiques, NME et Melody makers sont aux anges, seul, Sounds  boude pour pour une sombre histoire de pub avec la photo d'Elvis qui nuit, selon lui, à l'esprit  de la chanson "1977" et constitue un reniement de cette époque. Mais, je vous l'ai déjà dit, le perpétuel mouvement évolutif de leur musique et idées caractérise le Clash. En France, London Calling (to the faraway towns..euh ! pardon) fait un carton avec 100.000 albums vendus. Le Clash était grand, il devient énorme. A noter, à cette période la sortie d'un film sans importance qui montre la vie du groupe en tournée : "Rude Boy" avec un p'tit branleur d'acteur qui se la pète : Ray Gange (je sais même pas pourquoi j'écris son nom)... A oublier.

Revenons à London Calling, il est produit par Guy Stevens : le son, les compo, le chant et l'instrumentation sont superbes. Quelques titres se détachent "London Calling" ("...London calling to the imitation zone, forget it Brother and go it alone....), "Hateful" (...Oh, anything I want he gives it to me, anything Iwant, he gives it but not for free...), "The Guns of Brixton" (When they kick at your front door, how you gonna come...), Spanish Bombs (...Spanish bombs, yot'quierro y finito, yote querdra, oh ma corazon...), le mélodieux "Lost in the supermarket" ("I'm all lost in the supermarket, i can no longer shop happily"), "Death or glory" ("...Death or glory becomes just nother story..."), "Train in vain" (....Stand by me, you're not alone...). Mais, les douze autres chansons sont aussi des petits chefs d'oeuvres.

Le Clash reprend la route, direction les U.S.A où d'ailleurs il donnera deux "benefits" en faveur deJackie Wilson (chanteur noir de R'n'B qui interpréta le tube planétaire "Reet Petite") qui est alors hospitalisé et apparemment dans la dèche. Aux U.S, toujours le même carton et ça se voit dans la presse, m'ssieurdames, le Washington Post le considère quand l'un des plus grand groupe anglais de tous les temps, le Village Voice voit "le plus grand orchestre de rock and roll de notre temps"  et Rolling Stone (ça, c'est de la référence) lui consacre deux pages pleines  d'éloges, ce qui est une première pour un groupe européen. En août (on est toujours en 1980), c'est la sortie d'un nouveau simple "Bankrobber" produit par Mickey Dread, là on commence à ressentir une influence reggae/dub et l'instrumentation s'enrichit d'un synthé et le single fait encore un carton, ça d'vient une habitude, mais putain que c'est bon..... Pour gâter les fans ricains dan la foulée, le Clash sort un 25 cm (pour les plus jeunes, c'est un format de galette vinyl) qui reprend les inédits aux U.S et un morceau totalement inédit qui réjouit tout le monde "Pressure Drop".

Fin 80, les positons du Clash se radicalisent dans le discours (à mon avis, Joe n'y est pas étranger, le bougre) et c'est la sortie du single anti-establishement (politiquement complètement incorrect pour ceux qui causent pas le rosbif) The Call-Up qui appelle clairement à l'insoumission et à la désertion du service militaire (ça c'est bon...) : "It's up to you not to heed the call-up, I don't wanna die...I don't wanna kill..." . Dans la même veine, le titre "Stop the World" continue le combat contre la course à l'armement nucléaire (Eh, ouais, on oublie pas qu'on est en 80, enfin 1980). 

Nous sommes début 1981, tout roule et de plus en plus fort, le Clash sort un triple album au prix d'un simple laissant au passage leurs droits d'auteurs sur les quelques premiers milliers vendus pour permettre au plus grand nombre d'acquérir les trois galettes. Le titre de cet album est un cri de révolte ou plutôt de révolution "Sandinista !", ouais, la révolution sandiniste au Nicaragua, seule révolution anti-impérialiste soutenue par aucune des grandes puissances, ça c'est pour l'histoire et que vous quittiez ce site un peu plus instructionné. Revenons à "Sandinista !", cet album est teinté de reggae, dub, latino et il faut bien le dire de son "disco" et suit l'inévitable évolution du groupe vers des contrées musicales inexplorées mais les textes sont de plus en plus militants comme dans l'une des chansons-phares de l'album "Washington Bullets" : "...as every cell in Chile will tell the cry of the tortured men.......if you find an afghan rebel that the moscow bullets missed, ask him what he thinks of voting communist..." Les autres morceaux à retenir de cet album sont le tube de discothèque (Eh, oui !) "The magnificent seven", un des single "Hitsville U.K", le torride "Something about England", le superbe "Somebody got murdered", le dansant "Let's go crazy", la reprise d'Eddy Grant "Police on my back", le planant "The Equaliser", "The Call-up" (voir plus haut), le contestataire  "Charlie don't surf" et  la reprise de "Career opportunities" par les enfants Gallagher Luke et Ben. On retrouve Ellen Foley,  la petite amie du moment  de Mick qui s'improvise vocaliste. Cet album a quand même marqué la rupture avec les fans puristes des premières heures qui n'ont pas tout capté de l'évolution musicale du groupe. Malgré tout, l'album se vend très bien (100.000 ex. en France) et le Clash inventent du coup le "value for money" dans la discographie rock. La même année, le Clash fait la fermeture du Theâtre Mogador (mythique salle de concert) en restant une semaine à l'affiche. Strummer et Jones signent six chansons du deuxième L.P d'Ellen Foley qui n'a que l'intérêt d'être un bon décor pour les corbeilles à papier, tout le monde peut se tromper.... 

 

"This is Radio Clash", c'est au son de ce single dansant que commence l'année 1982. Cette même année verra la sortie du dernier LP du vrai Clash "Combat Rock", l'album est superbe d'éclectisme (reggae, funk, psychadélique, pop). On y retrouve encore quelques petits chefs comme "Know your rights", le rockandrollien "Should I stay or should I go ?", le pathétique "Straight to Hell", l'arabesque "Rock the Casbah" et le funkisant "Overpowered by funk". 

Mais cette année 82 sent le malaise.......... 

Mise à jour le Mercredi, 22 Avril 2009 13:17